Plutôt que de partir de Beauséjour, nous avons décidé de nous faire amener en pirogue au camp G et de rallier de ce camp jusqu’à la sortie du layon dans le quartier de Beauséjour, ce quartier s’étant fortement construit, nous ne savions pas où commençait/finissait le layon. Nous sommes donc amenés au camp G par Pierre-yves et sa pirogue avec une arrivée à 8 h (marée presque basse) sur site et la rencontre d’amis qui passaient un week-end détente au carbet.

Nous débutons la randonnée à 8h15 assez facilement, le layon avait été fraîchement (- 1 semaine) refait par un troupeau de buffles. Malgré cela au bout d’un quart d’heure, nous nous retrouvons à avancer dans de la boue jusqu’au genou et des extirpations comiques des ensevelies (heureusement aucun de nous n’avait de bottes…). Nous avançons donc assez facilement sur 1/4 du layon, croisant un gang de saïmiri et un grage que François a survolé sans trop de stress, sentier toujours balisé tous les 2 m. Passage de crique en escalade/accrobranche sur les arbres à 2-3 m du sol, puis soudainement nous sommes livrés à nous même. Nous débutons donc notre partie hors layon avec des montées et des descentes, ainsi que des passages dans les marais. Arrivée sur une colline, nous retrouvons des balises qui dureront jusqu’au croisement avec un cours d’eau se jetant dans la rivière du tour de l’île. Arrivée à ce stade, nous tombons nez à nez avec un beau bateau posé là, entouré d’anciennes bouteilles et de céramiques, mystère… La traversée de la crique se fait rapidement et sans soucis, nous entrons dans la zone la plus plate et basse de la randonnée, une jungle touffue à des allures de Jumanji.

Nous continuons difficilement jusqu’au 2/3 de notre randonnée et décidons de nous arrêter avant le dernier quart par manque de temps pour faire demi-tour, nos
chers piroguiers risquaient d’affréter un hélicoptère pour nous au moindre retard (optique assez intéressante).

Nous partageons donc un planteur FRAIS made in François, du tonnerre, qui nous rebooste avant le demi-tour. Le retour se passe relativement plus vite que l’aller avec une capacité exceptionnelle de François de tourner toujours à gauche (problème d’équilibrage) et de nous faire faire du hors layon après avoir fait le layon. Notre traversée de la crique se fait sans soucis avec moins d’eau qu’à l’allée, la renverse
n’ayant pas eu lieu. Cependant, revenu dans les marécages, heureusement balisés, l’eau à bien augmenté et nous nous retrouvons aspiré dans la boue jusqu’à la taille. Aucunes pertes, mais de belles photos et de bonnes barres pour extirper les envasés.
De retour au carbet, nous sommes accueillis par nos piroguiers et de la Jeune Gueule fraîche !
À retenir : PAS DE BOTTES
Il manque une partie du layon entre Beauséjour et la crique, nous referons une reconnaissance pour faire cette partie.